Doucement, Bill prit la main de Tom et le guida dans la chambre. Ils courraient, toujours plus vite, pour ensuite se rebloquer contre un mur pour s'embrasser une nouvelle fois, encore, jusqu'à n'en plus pouvoir.
Quelques rires contenus fusaient, accompagnés par des gémissements arrachés.
Tom le suivait sans vraiment en avoir conscience, son regard vrillé sur le postérieur charmant de son tout aussi charmant partenaire qui se dandinait.
Arrivés dans la chambre, Bill s'arrêta essoufflé, sans regarder Tom. Un sourire carnassier vint envahir son visage, ainsi qu'une lueur sadique dans le regard.
Il passa une main dans son opulente chevelure noire et s'amusa à déboutonner sa chemise blanche.
-La journée a été longue, et maintenant, je suppose que tu attends ta récompense... Je me trompe ? Murmura-t-il d'une voix délibérément rauque.
Tom acquiesça, complètement hypnotisé par ce corps pâle, musclé, et indéniablement masculin.
Sa récompense ?
Pour avoir mis un bonnet à grelot, porté tous les paquets, et s'empêcher de le violer à plusieurs reprises dans la journée ?
Oooh que oui il la voulait sa putain de récompense.
Et maintenant s'il-vous-plait.
- Nous sommes adultes Tom. Tu en as envie. Tu le sais bien, je le vois dans tes yeux. Une faim... charnelle inassouvie. (Il sourit). Moi aussi. Et je crois que nous allons bientôt assouvir cet appétit !
Tom, enhardit, tenta un pas vers lui.
- C'est vrai ? Souffla-t-il presque pour lui.
-Absolument ! (Bill brandit un menu). Jai commandé tout ce qu'il y a sur la carte.
POV TOM :
Han le connard. L'enfoiré même. Je dirai même plus, le couillon !
Bon d'accord, le repas fut somptueux, au clair de lune et assis sur le balcon, c'était le pied.
Tiens. En parlant de pied : Mr je-te-chauffe-et-je-te-laisse-en-plan-comme-une-truffe m'en a fait pas mal, accompagnant chaque caresse d'un sourire malicieux à croquer.
Bien entendu, en tant qu'homme fort et complètement maître de ses émotions et de son corps, je n'ai pas réagit un seul instant à ses actions effrontées, cela va de soit. Bon, un minimum, comme rougir comme une écrevisse, bandant comme un taurea... enfin, bandant. Mais tout ça pour lui faire plaisir hein ! Juste histoire de ne pas lui mettre un vent, il se sentirait vexé le pauvre.
Mais vous savez, je suis rancunier. Très. Pour moi, la devise est simple : ½il pour ½il, dent pour dent. Je fais donc mine de m'étirer, étouffe un bâillement du revers de la main et déclare théâtralement :
-Fiou, je suis crevé !
Rien qu'à voir sa tête déconfite, je savoure déjà le parfum de la victoire.
Pour approfondir (NON !) sa déception, je me déshabille devant lui, lascivement, presque provocant.
Je suis finalement en caleçon.
Et non, pas en boxer ! Voyez vous, je trouve que c'est d'un antisex totale, ces parties génitales complètement étouffées dans un bout de tissu ; moi je suis partisan du naturisme. Votez tous pour la liberté des roubignoles oppressées !
Pas le temps de dire « Ouf ! » qu'il m'a déjà sauté dessus.
Je ne suis pas à plaindre, loin de là.
A quatre pattes au dessus de moi, le souffle court, et ses cheveux qui me caressent le visage, je prends enfin conte de ma chance.
Il est beau ; beau à se damner, beau à en crever, beau à en manger. Et je ne vais pas me gêner. Sa saveur n'a plus de secret pour moi maintenant. Trop de jours que je me retiens de pauser mes lèvres sur ce fruit interdit, je peux enfin me laisser aller.
Ma bouche parcourt sa clavicule, et ses frissons se répercutent jusqu'au bout de mes doigts posés sur ses hanches fines et désirables.
Mais la position n'est pas juste, je suis en sous-vêtements, et lui est complètement habillé. Sans que je ne dise rien, il comprend. Il prend mes mains, et me fait lui enlever son t-shirt de manière provocante, la paume de ma main effleurant au passage l'étoile dessinée sur son aine.
La rougeur nous monte aux joues, la chaleur se repend dans nos corps. Nos soufflent s'accélèrent, anticipant le moment où nous ne ferons plus qu'un seul et unique être, complètement esclave de ses désirs charnels.
Son regard parcoure mon corps, et je sens qu'il savoure l'instant présent. Regard bientôt remplacé par ses mains, avides de connaissances, puis par sa langue, avide de sensations.
J'en veux plus, j'en demande plus, et j'en aurai plus.
Mon corps qui se cambre semble lui donner plus d'ardeur, et du bout de ses doigts fins, il presse mes têtons réceptifs à tant d'intentions, qui pointent, puis durcissent. Son souffle chaud me caresse doucement l'abdomen, et son piercing froid m'effleure lascivement les hanches.
Comment est-ce possible de ressentir tant de frissons ?
Comment est-ce possible de vivre ne serait-ce qu'une seconde hors de ses bras ?
Comment se priver qu'un seul instant de ces contacts ?
Mes mains se nichent au creux de ses reins, puis descendent sur ses fesses, que je presse doucement. De quelques mouvements, ils se débarrassent de son pantalon et de ses chaussures. En sous-vêtements et en chaussettes ; ça fait très première fois cette tenue.
La première fois, où vous êtes trop pressés, effrayés mais passionnés, dans votre chambre d'étudiant, où vous perdez votre virginité.
Cette première fois, qui vous fait sentir important et différent, une nouvelle étape dans votre vie, pensez vous.
Mais la première fois existe-t-elle vraiment ? Ne ce renouvèle-t-elle pas à chaque fois que vous faites l'amour avec la personne du moment que vous aimez ?
Je retiens un hoquet de surprise et un gémissement de plaisir.
Mon caleçon vert tendre est parti rejoindre le tas de vêtements au sol, et je suis là, nu et impuissant (pas dans ce sens la, voyons !), sous lui, sous ses yeux qui me dévorent.
Tout en me fixant de son regard un peu voilé par la convoitise, je le vois qui descend, doucement, vers ma virilité, dressée à son maximum. Sa bouche, rouge et entrouverte s'étire doucement en un sourire coquin et embrasse du bout de ses lèvres chaudes ce qui fait ma fierté. (Si si !)
Je ne peux pas toucher les ailes des anges, j'en ai un, dans mes bras, et rien qu'à moi, pour moi.
Mais moi aussi je suis dominateur. Je veux qu'il ressente du plaisir, et pas passer notre première fois à jouir seul. D'un mouvement calculé du bassin, je retourne la position, et me retrouve à cheval sur lui.
Je lui enlève son caleçon avec les dents, et remonte ma bouche vers la sienne, pour un baiser presque violent. J'aime son sang dans ma bouche et ses ongles plantés dans mon dos.
Ses gémissements non retenus me font toucher de nouveaux horizons, et sa colonne de chair et de sang, sa virilité qui se frotte contre la mienne à n'en plus finir, me laisse pantois.
Les mots ne viennent pas, seulement le plaisir, et le désir.
Je l'entends qui grogne, mais n'y prête pas attention. Il a l'air de vouloir dire quelque chose, alors j'arrête de remuer et essaye de calmer mon souffle et les battements effrénés de mon c½ur pour l'écouter.
-Viens...
Je l'attendais. Mais il va falloir me le redire, encore et encore. Jusqu'à ce que j'en sois soul, jusqu'à ce que j'en sois fou. Fou de lui, de ses joues rouges et de ses tempes en sueur.
Je reprends alors mon mouvement de bassin, pour coller nos sexes.
Je perds la tête, mais je veux qu'il la perde avant moi. Je veux qu'il supplie, je veux qu'il le crie. Je le veux lui.
Et d'un coup, il pose ses mains sur mon torse et crie :
« Arrête ! »
Il essaye de retrouver son souffle, et moi je suis là, complètement immobile.
-La capote, souffle-t-il.
Han merde, je l'avais oubliée celle la. Je me lève précipitamment et cherche mon porte feuille frénétiquement. Enfin, là voila.
Je déchire l'emballage d'un geste sec, et l'enfile rapidement.
Il m'attend, allongé sur le dos, les yeux fermés et ses fines cuisses entrouvertes. J'avance doucement vers lui et me penche pour lui embrasser les paupières, puis le nez, et lui effleure, frôle à peine, les lèvres.
Il ouvre un peu plus les cuisses et cambre son dos à l'avance.
-Viiiens...
Sa voix rauque de désir et de plaisir anticipé finit de me décider, et, m'accrochant à ses hanches, je m'enfonce en lui, doucement.
Je ne contrôle plus rien, ni mon c½ur qui bat comme si il allait sortir de ma poitrine, ni mes yeux qui se révulsent, ni ma bouche qui laisse sortir cris indécents sur gémissements érotiques, ni mes coups de reins de plus en plus puissants. A chaque à-coup, je me penche, et nos torses se frôlent, et ma tête se niche dans le creux de son épaule.
Lui, ne cris pas, il ouvre la bouche, mais aucun sons n'en sort, c'est comme un film muet. Il n'a plus de voix, mais ses gestes parlent pour lui : ses mains incitent mon bassin à aller de plus en plus vite, la cambrure de ses reins de plus en plus arqués à pénétrer de plus en plus profondément, et ses lèvres cherchent les miennes.
Et cette vague qui nous achève, je la sens venir, à chaque mouvement elle est de plus en plus proche. Ce ras de marée qui vous ensevelie sous un torrent de plaisir, arrive. Et j'essaye de la retarder, ralentissant mes mouvements, pour rester le plus longtemps possible dans ce corps chaud.
Un dernier mouvement, le coup de grâce, et elle déferle en lui, puis en moi. Et au moment ultime, où la vague est sur le point de nous laisser, je l'embrasse, et son cri rauque, long, passe de sa langue à la mienne, dans une douceur que je n'aurai pas soupçonné de sa part.
Epuisés, en sueur, satisfaits et repus, je sens ses bras qui entourent mon dos. Je me retire doucement de lui, lui remet une mèche de cheveux derrière les oreilles, m'allongent, et l'embrasse sur le front.
Il ne nous reste plus qu'à dormir...car dans 15 minutes on recommence, et à mon avis, ça ne risque pas de s'arrêter de si tôt.
Désolée pour le retard! :)
Mais je suis en plein dans mes représentations de théâtre, et je préfère dormir que écrire (ou travailler) U.U
Excusez moi, mais bon, j'ai une vie aussi :)
En sachant que je me cache rouge de honte derrière mon écran d'ordi, une tasse de thé à la menthe à la main pour pas m'endormir comme une merde sur mon clavier, j'espère que vous avez aimé ce lémon.
J'attends vos critiques sincères U.U .... *va se cacher, loin trèèèèès loin*
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Je vous AIME AIME AIME AIME AIME AIME AIME AIME
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