Chapitre 10

Chapitre 10
Tom, toujours collé contre le mur, les jambes pantelantes, essayait de reprendre son souffle tant bien que mal. Le fait que le regard de Bill s'attarde ainsi sur son corps, lui faisait avoir chaud partout, et pourtant il frissonnait, putain, c'était plus que des frissons, il en tremblait presque!

Doucement, Bill prit la main de Tom et le guida dans la chambre. Ils courraient, toujours plus vite, pour ensuite se rebloquer contre un mur pour s'embrasser une nouvelle fois, encore, jusqu'à n'en plus pouvoir.
Quelques rires contenus fusaient, accompagnés par des gémissements arrachés.
Tom le suivait sans vraiment en avoir conscience, son regard vrillé sur le postérieur charmant de son tout aussi charmant partenaire qui se dandinait.

Arrivés dans la chambre, Bill s'arrêta essoufflé, sans regarder Tom. Un sourire carnassier vint envahir son visage, ainsi qu'une lueur sadique dans le regard.

Il passa une main dans son opulente chevelure noire et s'amusa à déboutonner sa chemise blanche.

-La journée a été longue, et maintenant, je suppose que tu attends ta récompense... Je me trompe ? Murmura-t-il d'une voix délibérément rauque.

Tom acquiesça, complètement hypnotisé par ce corps pâle, musclé, et indéniablement masculin.
Sa récompense ?

Pour avoir mis un bonnet à grelot, porté tous les paquets, et s'empêcher de le violer à plusieurs reprises dans la journée ?
Oooh que oui il la voulait sa putain de récompense.
Et maintenant s'il-vous-plait.

- Nous sommes adultes Tom. Tu en as envie. Tu le sais bien, je le vois dans tes yeux. Une faim... charnelle inassouvie. (Il sourit). Moi aussi. Et je crois que nous allons bientôt assouvir cet appétit !

Tom, enhardit, tenta un pas vers lui.

- C'est vrai ? Souffla-t-il presque pour lui.
-Absolument ! (Bill brandit un menu). Jai commandé tout ce qu'il y a sur la carte.


ELLIPSE
:

POV TOM :

Han le connard. L'enfoiré même. Je dirai même plus, le couillon !

Bon d'accord, le repas fut somptueux, au clair de lune et assis sur le balcon, c'était le pied.
Tiens. En parlant de pied : Mr je-te-chauffe-et-je-te-laisse-en-plan-comme-une-truffe m'en a fait pas mal, accompagnant chaque caresse d'un sourire malicieux à croquer.

Bien entendu, en tant qu'homme fort et complètement maître de ses émotions et de son corps, je n'ai pas réagit un seul instant à ses actions effrontées, cela va de soit. Bon, un minimum, comme rougir comme une écrevisse, bandant comme un taurea... enfin, bandant. Mais tout ça pour lui faire plaisir hein ! Juste histoire de ne pas lui mettre un vent, il se sentirait vexé le pauvre.

Mais vous savez, je suis rancunier. Très. Pour moi, la devise est simple : ½il pour ½il, dent pour dent. Je fais donc mine de m'étirer, étouffe un bâillement du revers de la main et déclare théâtralement :

-Fiou, je suis crevé !

Rien qu'à voir sa tête déconfite, je savoure déjà le parfum de la victoire.
Pour approfondir (NON !) sa déception, je me déshabille devant lui, lascivement, presque provocant.
Je suis finalement en caleçon.

Et non, pas en boxer ! Voyez vous, je trouve que c'est d'un antisex totale, ces parties génitales complètement étouffées dans un bout de tissu ; moi je suis partisan du naturisme. Votez tous pour la liberté des roubignoles oppressées !

Pas le temps de dire « Ouf ! » qu'il m'a déjà sauté dessus.
Je ne suis pas à plaindre, loin de là.

A quatre pattes au dessus de moi, le souffle court, et ses cheveux qui me caressent le visage, je prends enfin conte de ma chance.
Il est beau ; beau à se damner, beau à en crever, beau à en manger. Et je ne vais pas me gêner. Sa saveur n'a plus de secret pour moi maintenant. Trop de jours que je me retiens de pauser mes lèvres sur ce fruit interdit, je peux enfin me laisser aller.
Ma bouche parcourt sa clavicule, et ses frissons se répercutent jusqu'au bout de mes doigts posés sur ses hanches fines et désirables.
Mais la position n'est pas juste, je suis en sous-vêtements, et lui est complètement habillé. Sans que je ne dise rien, il comprend. Il prend mes mains, et me fait lui enlever son t-shirt de manière provocante, la paume de ma main effleurant au passage l'étoile dessinée sur son aine.
La rougeur nous monte aux joues, la chaleur se repend dans nos corps. Nos soufflent s'accélèrent, anticipant le moment où nous ne ferons plus qu'un seul et unique être, complètement esclave de ses désirs charnels.

Son regard parcoure mon corps, et je sens qu'il savoure l'instant présent. Regard bientôt remplacé par ses mains, avides de connaissances, puis par sa langue, avide de sensations.
J'en veux plus, j'en demande plus, et j'en aurai plus.
Mon corps qui se cambre semble lui donner plus d'ardeur, et du bout de ses doigts fins, il presse mes têtons réceptifs à tant d'intentions, qui pointent, puis durcissent. Son souffle chaud me caresse doucement l'abdomen, et son piercing froid m'effleure lascivement les hanches.

Comment est-ce possible de ressentir tant de frissons ?
Comment est-ce possible de vivre ne serait-ce qu'une seconde hors de ses bras ?
Comment se priver qu'un seul instant de ces contacts ?

Mes mains se nichent au creux de ses reins, puis descendent sur ses fesses, que je presse doucement. De quelques mouvements, ils se débarrassent de son pantalon et de ses chaussures. En sous-vêtements et en chaussettes ; ça fait très première fois cette tenue.
La première fois, où vous êtes trop pressés, effrayés mais passionnés, dans votre chambre d'étudiant, où vous perdez votre virginité.
Cette première fois, qui vous fait sentir important et différent, une nouvelle étape dans votre vie, pensez vous.
Mais la première fois existe-t-elle vraiment ? Ne ce renouvèle-t-elle pas à chaque fois que vous faites l'amour avec la personne du moment que vous aimez ?

Je retiens un hoquet de surprise et un gémissement de plaisir.
Mon caleçon vert tendre est parti rejoindre le tas de vêtements au sol, et je suis là, nu et impuissant (pas dans ce sens la, voyons !), sous lui, sous ses yeux qui me dévorent.
Tout en me fixant de son regard un peu voilé par la convoitise, je le vois qui descend, doucement, vers ma virilité, dressée à son maximum. Sa bouche, rouge et entrouverte s'étire doucement en un sourire coquin et embrasse du bout de ses lèvres chaudes ce qui fait ma fierté. (Si si !)

Je ne peux pas toucher les ailes des anges, j'en ai un, dans mes bras, et rien qu'à moi, pour moi.

Mais moi aussi je suis dominateur. Je veux qu'il ressente du plaisir, et pas passer notre première fois à jouir seul. D'un mouvement calculé du bassin, je retourne la position, et me retrouve à cheval sur lui.
Je lui enlève son caleçon avec les dents, et remonte ma bouche vers la sienne, pour un baiser presque violent. J'aime son sang dans ma bouche et ses ongles plantés dans mon dos.
Ses gémissements non retenus me font toucher de nouveaux horizons, et sa colonne de chair et de sang, sa virilité qui se frotte contre la mienne à n'en plus finir, me laisse pantois.
Les mots ne viennent pas, seulement le plaisir, et le désir.

Je l'entends qui grogne, mais n'y prête pas attention. Il a l'air de vouloir dire quelque chose, alors j'arrête de remuer et essaye de calmer mon souffle et les battements effrénés de mon c½ur pour l'écouter.

-Viens...

Je l'attendais. Mais il va falloir me le redire, encore et encore. Jusqu'à ce que j'en sois soul, jusqu'à ce que j'en sois fou. Fou de lui, de ses joues rouges et de ses tempes en sueur.
Je reprends alors mon mouvement de bassin, pour coller nos sexes.

Je perds la tête, mais je veux qu'il la perde avant moi. Je veux qu'il supplie, je veux qu'il le crie. Je le veux lui.
Et d'un coup, il pose ses mains sur mon torse et crie :

« Arrête ! »

Il essaye de retrouver son souffle, et moi je suis là, complètement immobile.

-La capote, souffle-t-il.

Han merde, je l'avais oubliée celle la. Je me lève précipitamment et cherche mon porte feuille frénétiquement. Enfin, là voila.
Je déchire l'emballage d'un geste sec, et l'enfile rapidement.
Il m'attend, allongé sur le dos, les yeux fermés et ses fines cuisses entrouvertes. J'avance doucement vers lui et me penche pour lui embrasser les paupières, puis le nez, et lui effleure, frôle à peine, les lèvres.

Il ouvre un peu plus les cuisses et cambre son dos à l'avance.

-Viiiens...

Sa voix rauque de désir et de plaisir anticipé finit de me décider, et, m'accrochant à ses hanches, je m'enfonce en lui, doucement.
Je ne contrôle plus rien, ni mon c½ur qui bat comme si il allait sortir de ma poitrine, ni mes yeux qui se révulsent, ni ma bouche qui laisse sortir cris indécents sur gémissements érotiques, ni mes coups de reins de plus en plus puissants. A chaque à-coup, je me penche, et nos torses se frôlent, et ma tête se niche dans le creux de son épaule.

Lui, ne cris pas, il ouvre la bouche, mais aucun sons n'en sort, c'est comme un film muet. Il n'a plus de voix, mais ses gestes parlent pour lui : ses mains incitent mon bassin à aller de plus en plus vite, la cambrure de ses reins de plus en plus arqués à pénétrer de plus en plus profondément, et ses lèvres cherchent les miennes.

Et cette vague qui nous achève, je la sens venir, à chaque mouvement elle est de plus en plus proche. Ce ras de marée qui vous ensevelie sous un torrent de plaisir, arrive. Et j'essaye de la retarder, ralentissant mes mouvements, pour rester le plus longtemps possible dans ce corps chaud.
Un dernier mouvement, le coup de grâce, et elle déferle en lui, puis en moi. Et au moment ultime, où la vague est sur le point de nous laisser, je l'embrasse, et son cri rauque, long, passe de sa langue à la mienne, dans une douceur que je n'aurai pas soupçonné de sa part.
Epuisés, en sueur, satisfaits et repus, je sens ses bras qui entourent mon dos. Je me retire doucement de lui, lui remet une mèche de cheveux derrière les oreilles, m'allongent, et l'embrasse sur le front.
Il ne nous reste plus qu'à dormir...car dans 15 minutes on recommence, et à mon avis, ça ne risque pas de s'arrêter de si tôt.


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Désolée pour le retard! :)
Mais je suis en plein dans mes représentations de théâtre, et je préfère dormir que écrire (ou travailler) U.U
Excusez moi, mais bon, j'ai une vie aussi :)

En sachant que je me cache rouge de honte derrière mon écran d'ordi, une tasse de thé à la menthe à la main pour pas m'endormir comme une merde sur mon clavier, j'espère que vous avez aimé ce lémon.

J'attends vos critiques sincères U.U .... *va se cacher, loin trèèèèès loin*

100 coms? *____________________*

Je vous AIME AIME AIME AIME AIME AIME AIME AIME

<3333333333333333333333'

# Posté le samedi 08 mars 2008 17:44

Modifié le dimanche 06 juillet 2008 08:33

N.E.W.S.

N.E.W.S.
Je passe ici en coup de vent pour vous dire que :

- JE SUIS EN VACANCES POUR DEUX SEMAINES :)

et que jsuis pas chez moi jusqu'à mercredi soir normalement

- Je vous raconterai le """""""concert""""""""" de Marseille où j'ai été carrément dégoutée par la maladie du chanteur.
Comme on me l'a fait remarquée, c'est clair que c'est pas sa faute, mais sur le coup, j'ai été assez refroidit. Le concert du 19 octobre avait déjà été annulé, et là, en arrivant de Barcelone, après 5 heures de routes et 7 heures de queue (+8000 groupies), j'aurai aimé un concert complet :).
Mais après je reconnais, que ce qu'il a fait, il l'a bien fait et même si c'était plus court que prévu, ça m'a fait ... plané! C'était mon premier concert d'eux alors... Moment magique, mais trop court.

A bientot!
Bisous <3

EDIT: Désolée pour toutes celles à qui le concert a été annulé... Je sais ce que ça fait, le mien a été annulé en octobre aussi alors.
La suite? Euh... Peut -être ce week end, mais ne vous faites pas de fausses joies ^^'.
Je vous embrasse fort

Je vous aime <3

# Posté le lundi 17 mars 2008 13:19

Modifié le vendredi 21 mars 2008 14:51

OS: Framboises

OS:       Framboises
Alors alors, pour vous faire patientez en attendant la suite, un petit OS m'a travers l'esprit, et c'est seulement le deuxième que j'écris: je n'ai jamais été bonne en OS ^^'
Bref, c'est bizarre, je vous préviens tout de suite. C'est aussi la retranscription de certains de mes sentiments pour une personne. Dans ce OS, je me dévoile, je me met un peu à nue, alors soyez indulgentes... :)

Bonne lecture!




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Fais-tu exprès ? Est-ce de la provocation ? Que cherches-tu au juste ? Attiser mon désire ? Où n'est-ce que mon imagination trop fertile ?
Mais mon désire, tu le tiens dans le creux de tes mains depuis trop longtemps déjà, depuis, oui, bien trop longtemps déjà je suis à tes pieds et je ne suis qu'une vulgaire poupée de chiffons que tu manipules au gré de tes sourires, qui me font perdre le Nord.
Et j'observe, j'admire, ta langue joueuse et rose lécher tes doigts sensuellement, peut-être ne t'en rend tu même pas conte. Es-tu si innocent que cela ? Ne sais-tu pas que tu es le feu de mes reins et le soleil de mes nuits ? Je rêve si fort de toi, mes draps s'en souviennent encore...
Je m'imprègne de ton essence même, pour pouvoir contempler le film muet de mes souvenirs pendant tes absences insoutenables.
Et ta langue s'enroule autour de cette petite boule pourpre, fragile, délicate et juteuse avant de la gober entièrement dans ta bouche.
J'aperçois l'éclat de tes dents blanches. Tu souris, encore. E je fonds, une fois de plus.
Une longue trainée rouge foncée s'écoule de tes doigts, dévale ton poigner avant de venir tacher les bords de ton t-shirt à manches longues.
Je scrute tes mains, à la recherche d'un défaut qui n'existe pas. J'ai toujours voué une fascination sans limite pour les mains, je trouve que c'est la partie la plus personnelle, privée et érotique d'une personne. Les tiennes sont longues et fines, puissantes et délicates et m'inspirent des images interdites. J'aimerai tant, juste une fois, juste une vie, les avoir sur moi.
Tu as fini de lécher, sucer, aspirer les doigts de ta main gauche, il te reste tous ceux de ta main droite. Le calvaire n'est fini qu'à moitié. Et ma gorge s'assèche, et mes yeux se dilatent. Tu le vois, mon c½ur ?

Tu es tellement différent des autres. 20 ans, et une âme d'enfant. Tu poses encore les framboises sur le bout de tes doigts. Cet acte si mignon sur un gamin, et tellement provocateur chez un adulte. A fur et à mesure que tu avales, ta pomme d'Adam se soulève, s'abaisse, et je la suis du regard. Tout, absolument tout chez toi transpire la sensualité.

Et je te déshabille du regard, mettant ton corps à nu, comme tu mets mon âme à vide à chacun de tes gestes. Je ne respire que par ta bouche, ne voit que par tes yeux et ne vit que par tes mains.
D'un mouvement malhabile, involontaire, tu te mords la lèvre, et ton sang se mélange au jus. Je retiens le gémissement qui menace de déborder de mes lèvres qui n'attendent que les tiennes. Tu n'as rien fait, et pourtant, tu me pousses à bout. Tu ne fais rien de proprement aguicheur, mais pourtant mon érection n'a jamais été si douloureuse, mon pantalon si étroit.

Sorcier, je te hais.

Si je possédais une poupée vaudou de toi, tu en verrais de toutes les couleurs. Je te grifferai, te mordrai, te caresserai, avec toute la flamme du désir que tu évoques en moi.

Tu manges ta dernière framboise, et je suis soulagé que le spectacle soit finit, et pourtant, je veux qu'il ne s'arrête jamais. Je suis compliqué hein ? Comme si tu étais simple.
Tu ne m'aimes pas, ne me désires pas, mais ne veux-tu pas faire semblant, juste une fois ?
Ma damnation est de dépendre de toi.

Je n'ai rien, alors je prends tout. Comme un affamé, je me jette sur les miettes que tu laisses derrière toi. Je n'ai pas ton corps ? Soit, mais je serai celui qui récoltera les sourires. Je n'ai pas tes mains ? J'obtiendrai ton regard. Je n'ai pas ton amour, mais j'ai mes rêves, et crois moi, je m'en nourris plus que je ne le devrai.

Il te reste de la framboise au coin des lèvres. Je te le fais remarquer à voix basse, plus pour moi-même. Dis, je peux l'enlever ?

Je veux être une framboise.
Je veux être collé à la commissure de ta bouche.
Je te veux,
Mais je ne t'ai pas.

Alors pourquoi tu me souris ? Pourquoi tes mains prennent les miennes ?
Je ne vois plus la frontière entre le rêve et la réalité.
Mais ta chaleur, est-elle une chimère ? Tes lèvres qui s'approchent, comme un film au ralenti, sont-elles un songe ?

Tu as un gout de framboise, mais de la pointe de ta langue, tu dégustes mon désir et récoltes mon plaisir. Du bout de tes doigts tu sèmes les frissons et récoltes les gémissements.
De ton bassin collé au mien, tu sèmes le trouble et récolte la passion.
Ton souffle chaud dessine des fresques invisibles sur ma nuque, et la seule chose que je suis capable de faire est de poser mes mains sur tes omoplates pour que tu te rapproches, encore, toujours plus. Tes dents mordillent le lobe de mon oreille et mes mains descendent et se niche sur tes hanches. Tu m'allonges sur la table de la cuisine, et je re-scelle mes lèvres aux tiennes.

Juste avant que tu me possèdes et que je m'envole, la dernière image que j'ai du monde réel est celle de ta main qui tient la mienne.
Ne la lâche plus jamais, s'il-te-plait.


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PUB


Je voudrai faire un coup de pub pour une fille qui le mérite VRAIMENT. Elle se démaine pour écrire, et elle n'est pas super connue. Ce qu'elle écrit, c'est super, sérieusement!
Alors vous savez ce qui me, et lui, ferait plaisir?





EDIT: Je ne suis pas mooorte hein?!
Juste, je me détend après le théatre et les exemens qui vont revenir trop tot a mon gout d'ailleurs. T_T
Je pars a Toulouse quelques jours (jusqà Lundi) et quand je reviens, ma suite sera finie, parole d'honneur!
Parcntre, il faudra que je la tape à l'ordi (ce qui implique une opération commando pour que ma mère ne gueule pas --').

Je ne vous oublis pas, ne m'oubliez pas hein?! *___*

BIsous, je vous AIME <33

# Posté le samedi 22 mars 2008 15:38

Modifié le jeudi 27 mars 2008 04:49

Chapitre 11

Chapitre 11
Il est là, à ronfler comme un bienheureux, sur le dos, la bouche ouverte et les cheveux trempés de sueur alors que moi bah... je réfléchis.
Je réfléchis au pourquoi du comment.
Je réfléchis à un putain de cadeau aussi ; demain c'est Noël et je n'ai rien de proprement intéressant à lui offrir. Youhou !

J'ai passé une nuit... mouvementée ! (je me base sur le fait que je n'ai pas besoin de vous faire un dessin...) Un coup dominant, un coup dominé, le tout dans une harmonie sexuelle parfaite, une osmose unique.
Réunis en un seul, nous formions un tout, un rien.

Je veux un couple. Un vrai. Je ne veux pas un bon coup pendant les défilés. Je veux qu'il quitte son mec, emménage dans mon petit studio pourri, lui faire l'amour tous les soirs.
Une vie censurée de débauche heureuse.
Maintenant, il faut lui dire ça avec tact et diplomatie. Et beh, on n'est pas sorti de la berge !
Profite Billou, profite qu'il roupille tranquillement, après tu vas devoir –pour une fois- réfléchir vraiment et lui exprimer ton désir de copuler avec lui, comme deux joyeux lurons.
Je. Cache. Ma. Joie.

Il soupire dans son sommeil et se retourne vers moi. Tout doucement, je tire la couverture pour qu'elle découvre sa taille, ses hanches, puis ses fesses parfaites.
On ne se lasse jamais d'une belle vue, que voulez vous ! Je devrai en faire une carte postale et l'accrocher dans ma chambre.
Ralala, trop de génie tue le génie, Bill arrête de penser.


ELLIPSE



-Joyeuuuux Noëëëël !

Mission : trouver une branche de gui pour embrasser en tout immunité ma jolie proie, qui est en ce moment même en train de comploter quelque chose avec Philippe. Qu'est-ce qu'ils peuvent bien traficoter ?

Il est minuit pile, nous sommes le 25 décembre, et j'attends mon Papa Noël pour passer une nuit de folie, et celui-ci est en train de rigoler avec un autre.
Je vais lui faire avaler son champagne par les narines, et il va comprendre que les grelots ça me va bien cinq minutes et que je n'attends qu'une chose : l'emmener de force dans la chambre, le dessaper et lui faire toucher les étoiles, les vraies. Pas celle du sapin de la salle de réception.

-Bill fait pas la tronche et viens danser avec nous, on fait la chenille !

Merci Albert, c'est super aimable, si si, je te jure, mais la chenille... enfin je ne

- Et c'est la che-che-che niiiilleuuuuuuuh qui da-da-danseuuuuh, elle se-se-secoue le po-po-po-potin et elle repart euuuh, c'est la chenilleuuuuh !

Je me retrouve à faire la chenille avec mes tous nouveaux collègues, mes mains posées sur les hanches de Madame Pireaux (inspiiire, expiiire Bill, tout va bien, c'est bientôt fini), et celles de Tom posées sur les miennes. Entre le cauchemar et le rêve. Autant profiter de la situation, non ? Alors on se concentre et :

Un coup de hanche à gauche, un coup de hanche à droite ! On met le postérieur bien en arrière, voilàà, comme ça. Et on attend que l'autre bave ; ce qui, en tout modestie bien entendue, ne devrait pas tarder.

Tiens, il a collé son bassin contre moi. Qu'est-ce que je vous disais ?!

Albert, le meneur de la chenille, s'arrête essoufflé et clame : « les cadeaux, les cadeaux ! ». S'il savait quel cadeau j'ai réservé à Tom...
D'ailleurs, celui-ci s'approche, en compagnie de Philippe, un sourire angélique aux lèvres.

- Bill... On sait tous que ce sont tes débuts, et que débutant, on n'a pas confiance en soit. C'est pour cela que nous t'offrons ton premier Book, ton CV de mannequin qui t'ouvrira toutes –ou presque- les portes d'agence de mode de France, mais aussi, ce petit montage auquel nous avons tous participé. Et puis, bienvenue au sein de l'équipe !

Mon Papa Noël privé s'approche avec un grand panneau remplie de collages et de photos. Mes photos. Celles qui sont passées dans Vogue, avec à coté, les critiques des lecteurs et rédacteurs. Des photos d'équipe aussi, dans les coulisses, juste avant le cinéma. Ils ont immortalisé matériellement cette journée.

Je... Je ne sais même pas quoi dire. Je dois avoir l'air con à sourire comme ça, j'ai même les larmes aux yeux. Le champagne ça ne me réussit pas...
Je leur saute dans les bras, les serrant jusqu'à les étouffer. Je les aime, eux, lui, tous.

-Putain... M-merci...
-Toujours aussi éloquent !
Me taquine Tom.

Ouuh mon coco, tu sais très bien que je peux être très éloquent dans d'autre situations ! D'ailleurs, il semble l'avoir compris puisqu'il rougit.
Mouhahaha...

ELLIPSE


Je suis bourré. Mais ! j'ai les idées claires. Je titube juste un peu et rigole pour un rien. Tout le monde danse, ou titube, tout le monde chante, cris à tue tête. Je parcours du regard et tombe sur Tom, debout sur le canapé, passablement éméché, en train d'improviser un strip-tease surprise sur le rythme d'une chanson que je ne connais pas, mais les paroles semblent des plus saugrenues. Il se débat avec les boutons de sa chemise, et accompagne la musique de sa voix, chantant aussi faux que possible.

-Tomber la, tomber la chemiseuuuh !


Mein Gott.
La soirée est vraiment super sympa, mais il est temps de prendre les choses en main (TOUTES les choses en main, si vous me suivez). J'attrape mon petit blond par le bras et le tire dans l'ascenseur. Les réceptionnistes nous regarde de travers, peut être que c'est à cause de Tom torse nu qui hurle à la mort « petit papa Noël »... Une fois dans l'ascenseur, je lui lance mon regard le plus lubrique, en espérant qu'il ne soit pas assez bourré pour s'en rendre conte. Ca serait con si ma surprise tombait à l'eau juste parce-que Môsieur ne tient pas bien l'alcool.

Arrivé devant la porte de la chambre, je le secoue comme un prunier : je veux qu'il ai retrouvé ses esprits. Son regard est toujours un peu flou et son sourire un peu vague, mais qu'importe ? J'ouvre doucement la porte et le pousse à l'intérieur.
Sur la petite table de la suite est disposé un petit buffé privé, constitué de fraises, d'une fontaine de chocolat, de chantilly et d'une multitude de petit gâteaux à la française, des macarons je crois.

-Joyeux Noël... lui murmurai-je au creux de l'oreille.

Ces lèvres sont un peu sucrées et ont le gout du rhum.
Sous son regard, je me dessape alors lentement, sadiquement. En caleçon (blanc à carreaux verts s'il-vous-plait), je m'approche du buffé, prend une fraise, la trempe dans le chocolat et la déguste d'une manière honteusement provocante.
Il s'approche de moi, le souffle court, déjà et lèche le chocolat qu'il me reste autour de la bouche.
De toute façon, la fontaine en chocolat n'était pas seulement faite pour tremper les fraises dedans...


ELLIPSE



Ces quatre jours ont été...fabuleux. Barcelone est une ville somptueuse, un peu bohème, animée et pétillante. Et Tom est... tout simplement, Tom. Nous avons parlé, longuement de nous, et il est clairement hors de question que nous nous séparons. Je dois dire que ça m'a hotté un poids, une sacré peur même.
La vie est faite pour être vécue et pleinement, qu'importe les erreurs ?! Bien sûr, il a été d'une humeur morose, voir triste, au fur et à mesure qu'approchait la date de notre retour, la date où il annoncerait à Paul que... enfin. Quatre ans de vie commune ça ne s'efface pas comme ça, et je sais que dans notre couple, Paul sera toujours un peu présent, que je le veuille ou non.
Mais si c'est le prix à payer pour être avec l'homme que j'aime, je le payerai, et autant de fois qu'il le faudra, encore et encore, juste pour que sa présence soit le plus longtemps possible à mes cotés.
Encore et encore, juste pour sentir son souffle chaud qui balaye ma nuque.
Encore et encore, juste pour sentir son regard se poser sur moi lorsque je m'habille.
Encore et encore, juste pour l'entendre murmurer avec ses yeux ces trois petits mots si timides.
Encore et encore, juste pour que ses mains redessinent avec le temps mon corps.

Encore et tout le temps.

Et ce jour est arrivé. Nous sommes dans l'avion du retour (putain d'avion, il a fallu me détacher du poteau auquel je m'étais attaché pour m'y emmener de force). Il dort, tranquillement. Et moi, je regarde à travers le hublot le ciel, les nuages qui se délient, et la nuit qui tombe petit à petit.
Je regarde ma montre : 18h14.
Dans quelques heures, tout sera dit.
Dans quelques heures...

FIN POV BILL


ELLIPSE



D'un geste nerveux, je passe ma main dans mes cheveux et les ébouriffe un peu plus. Je titille mon piercing, joue avec la sangle de mon sac de voyage. Je ne tiens pas en place.
Bordel de merde, quand est-ce qu'arrivent mes putains de bagages ?!
Pitié, pas tout de suite...
Laissez-moi encore un peu de temps.
Laissez moi respirer jusqu'à la porte six.
Juste respirer...

Les voilà enfin mes bagages, je n'ai plus aucune raison de ne pas sortir et d'aller le retrouver, dehors où il doit sûrement nous attendre, son habituel sourire doux sur les lèvres. Ma gorge se serre quand je sais qu'il ne me sera plus jamais destiné. Ni ce sourire, ni son regard mélancolique. Je me souviens de ma première fois, la première fois que qu'un autre homme épousait mon corps, c'était si tendre, si beau. C'était si lui.
De quelques mots, je vais devoir tourner, arracher, une page entière de ma vie, prendre un nouveau tournant. Je n'ai pas de doutes sur ce que je dois faire non, j'ai juste du regret de laisser cet homme qui a tant fait pour moi.
Je lui dois beaucoup.
Je lui devrai toujours beaucoup.
Et ces sourires ne me seront plus jamais adressés, ses bras puissants ne m'enlaceront plus jamais comme avant. Nous en resterons à une bise, voir une poignée de main professionnelle.
Je traîne ma valise d'un pas lourd. Bill reste à l'arrière, me laissant seul avec mes pensées, et je l'en remercie.
Les portes automatiques s'ouvrent et je le vois. Beau comme au premier jour dans son slim foncé et sa chemise kaki, un...bouquet de fleurs à la main.
Dés qu'il m'aperçoit, il court vers moi et me prend dans ses bras. Je ferme les yeux et respire une dernière fois son odeur de thé vert, et profite d'une dernière fois de sa chaleur.
Il m'embrasse avec fougue puis me glisse au creux de l'oreille « Tu m'as manqué... »

Je ne peux pas. Je n'ai pas le courage. Les yeux embués de larmes, je laisse ma valise et cours dehors.

FIN POV TOM


************************************



Bill s'approche alors incertainement de Paul, qui le regarde sans comprendre.

-Qu'est-ce qu'il a ? demande-t-il, plein d'angoisse.
Bill ne peut que sourire tristement et dire

-Je-je, suis dé-désolé...



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Désolée pour le retard... mais c'est le troisième trimestre, et pour passer dans la section que je veux, il faut que je m'accroche, et actuellement, je me noie sous les devoirs...

Ce chapitre j'ai eu énormement de mal à l'ecrire, j'étais atteinte du putain de syndrome de la feuille blanche. Celles qui écrivent savent que c'est dur... T_T

Je ne dis donc pas de date précise pour la suite, mais vous n'aurez pas à attendre aussi longtemps que pour celle là, c'est certain.

Je vous embrasse toutes très fort, je vous aime <3333'

100 commentaires? (même si je les mérite pas pour ce chapitre U.U) *______*



EDIT:
J'ai subi (et subis toujours) une hospitalisation importante qui ne m'a apporté que des mauvaises nouvelles (si vous voulez plus de détails, demandeez à elle et elle ) Autant vous dire que mon morale est au plus bas.
Je suis sous morphine, et je suis très... trèèès fatiguée, moralement et physiquement :)

J'espere que vous comprendrez que ma première occupation n'est pas d'écrire la suite. A vrai dire, je n'ai pas le coeur à ecrire.
Mais ne vous inquiétez pas, votre suite vous l'aurez avant 1 mois, parole d'honneur.
Je vous promets

je vous demande de ne pas m'oubliez, juste...
Je vous aime toutes (tous?oO) très fort, et sachez que vos commentaires me redonnent le sourire, alors merci.

<33


EDIIIT:
Merci pour vos commentaires d'encouragement :)
Ma santé... ça reste ma santé et elle est un peu (beaucoup) bancale en ce moment! Je me remets peu à peu (très lentement et en douleur parcontre --'), je dois bien apprendre à vivre avec mon "petit" problème de santé...
Bref, en attendant je décole à 5heures du matin pour les bahamas pendant une semaine ! =D (bon moyen de rétablissement hein?! xD)
Lieu paradisiaque (déjà plus que mon lycée) qui me permettra sûrement d'écrire!
Juste un petit edit pour vous dire que Non, je ne suis pas morte! (allez y, criez de joie), mais bien en vie et que je ne vous oublies PAAAAS :)

Tous vos commentaires me font très très très plaisir, vous pouvez pas savoir...

Je vous embrasse touutes, très très fort,
je vous aime <333

# Posté le samedi 05 avril 2008 13:17

Modifié le vendredi 25 avril 2008 17:35

Chapitre 12

Chapitre 12


BONJOUR LE PEOPLE! :)


Et non, toujours pas morte! Pas trop déçues?
De retour des bahamas, j'ai eu plein de commentaires super mega trop hypra giga sympas et qui m'ont fait tout aussi plaisir!
Ma santé , je vous tiendrai au courant plus tard, mais disons que je vais mieux :)

Alors je préviens tout de suite, ce chapitre est très BIZARRE, il ne ressemble pas à ce que j'écris d'habitude, donc je m'excuse d'avance pour celles qui ne l'aimeront pas. Contrairement à ce que vous pouvez penser, j'ai mis beaucoup de temps à l'écrire et je me suis bien creusée la cervelle, et j'ai du le modifier une bonne dizaine de fois!

Il est basé sur des chansons, auxquelles j'ai de temps en temps modifié les paroles pour pouvoir les adapter à mon histoire.
Les chansons sont les suivantes:

-Une dernière danse, de Kyo
-Ne me quitte pas, de Jacques Brel
-Je saigne encore, de Kyo
-Je ne t'aime plus, de Manu Chao


IMPORTANT :



Je mets beaucoup de temps pour choisir les musiques qui vont avec le texte. Sérieusement.
Je comprenne que certaines d'entre vous est la fleme d'ouvrir une nouvelle fenêtre internet etc, mais faîtes moi confiance, si je les choisirs, c'est pour quelque chose!
Les musique qu'il faut écouter pour ce chapitre ne sont PAS celles dont j'ai emprunté les paroles, mais







Sur ce, je vous souhaite, une bonne lecture! :)




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POV TOM


C'est quoi les plaisirs de la vie ?

Les moustaches de lait, le rire d'un bébé, une fleur qui éclot, son sourire, une tasse de chocolat chaud quand il pleut, l'odeur de la biafine en été, avoir les lèvres salées après un bain de mer, le vent sur le visage, une glace en pleine chaleur, un parapluie jaune sous un ciel gris, nos vieilles BD d'Astérix et Obélix, la musique, jouer à la marelle, faire craquer ses doigts , mordiller un stylo bille, fumer une clope, lui faire l'amour, croquer dans une tomate, regarder les avions dans le ciel, marcher sous la pluie, rêver, contempler le coucher du soleil, un coca bien frais, croquer les glaçons, faire une course dans la piscine et gagner, casser les gens qui nous déplaisent, danser sans avoir peur du regard des autres, crier, être dans ses bras, dormir sur un hamac, une bataille de farine, une pêche très juteuse, le bruit de la mer, le chant d'un oiseau, aller au cinéma, manger du popcorn, enfouir ses pieds dans le sable, l'odeur de l'huile bronzante, le gout de ses lèvres, un chewing-gum, faire des bulles, le bruit des cigales, tremper ses doigts dans la cire encore chaude d'une bougie, le samedi matin après une grass' mat', faire de la luge, l'embrasser partout.

Note pour moi-même : Vivre de l'avant, ne pas regarder derrière.



POV BILL :



Pourquoi se sent-on coupable alors que nous savons que nous n'y pouvons rien ?
Pourquoi aime-t-on l'inaccessible ?
Pourquoi le bordel ?!
Pourquoi sommes-nous que des cons ?
Pourquoi l'amour ?
Pourquoi la haine ?
Pourquoi les larmes ne viennent-elles pas ?
Pourquoi le malheur des uns fait le bonheur des autres ?

Est-il vrai que nous sommes égoïstes ?
Est-il vrai que l'amour rend aveugle ?
Mais ne sommes-nous que des fous ?
Ou sommes-nous justes humains ?
Est-ce vrai que la peur donne des ailes, et l'amour des chaines ? Ou est-ce l'inverse ?

Pourquoi tout ça ?
Parce-que la vie.

Note pour moi-même : Tout est éphémère. Carpe Diem.



POV PAUL :


- « J'ai longtemps parcouru ton corps, effleuré cent fois ton visage et j'y ai trouvé de l'or, et même quelques étoiles en essuyant tes larmes.
J'ai appris par c½ur la pureté de tes formes, parfois je les dessine encore, tu fais partie de moi...

Je veux juste une dernière danse, avant l'ombre et l'indifférence : un vertige, puis le silence. Je veux juste une dernière danse.

Je t'ai connu trop tôt, mais ce n'est pas de ma faute, ton regard a traversé ma peau ; c'est une douleur qui se garde, qui fait plus de bien que de mal.
Mais je connais l'histoire, il est déjà trop tard, car dans ton regard je peux apercevoir que tu te prépares au grand départ.

Je veux juste une dernière danse, avant l'ombre et l'indifférence, un vertige puis... l'absence.
Je veux juste une dernière danse.

Je pourrais mourir demain, ça ne changera rien, car j'ai reçu de tes mains, de tes lèvres, ce bonheur encré dans mon âme, c'est trop pour un seul homme.
Et puis, je te vois partir, sans rien dire.
Faut-il seulement que tu respires ?
Merci... d'avoir enchanté ma vie.
Avant ton départ, l'ombre et l'indifférence, un vertige puis le silence, accorde moi juste ma dernière danse... »


Je suis là, à chanter seul, à hurler ces paroles que mon c½ur vomis. Seul. Seul.
Et dire que c'est moi qui ai engagé ce petit con. C'est qu'il a du style, ce traître.

Et je suis là, à pleurer seul, à frapper les murs de rage ; seul. Sans lui.
Sans lui et son humour à deux balles, sa fierté ridicule, son sourire charmeur, ses mains baladeuses et son corps chaud.
Et tout ça n'est plus pour moi, mais pour un autre : pour Lui.
Qu'a-t-il fait Lui, hein ?! Moi je l'ai sorti de son trou, je lui ai donné une vie, un avenir, merde ! J'ai été son premier, je lui ai tracé sa voie, et je me retrouve seul.
Comme un con.

A pleurer toutes les larmes de mon corps pour un mec que j'ai aimé, que j'aime avec douceur et patience.

J'aurai du lui dire ! J'aurai du lui cracher au visage, ces phrases amères mais vraies !
J'aurai du... mais je n'ai fait que le regarder faire ses valises, définitivement.
Je n'ai même pas pleuré, pas hurlé de frustration. Non ; j'ai juste été le témoin d'une scène qui ne me semblait pas réelle. C'était juste un cauchemar, cela ne pouvait être que ça.

Il m'a parlé, longuement, sans attendre de réponses de ma part, il savait que je me tairai, trop atterré.
Oh oui, il m'a parlé. Et j'en ai bavé.
J'en ai souffert plus que le supportable, de voir dans ses yeux des étoiles qu'il a pour ce type et qu'il n'a jamais eu pour moi. Jamais.
Il a été franc, c'est le moins qu'on puisse dire.
Franc, honnête, gêné. Ravageur.
Il m'a saccagé, vidé, lessivé, achevé, tué.

Emu, attendrit, il l'a été quand il m'a parlé de ce sentiment, de ce putain d'amour qu'il éprouve pour la première fois. Coup de poignard involontaire ?
Triste, très triste, quand il a prononcé LA phrase, celle qui résonne encore à mes oreilles, et dans tout mon être : « Je pars Paul... ». Au lieu de me le dire avec douceur et larmes, il aurait dû me le hurler, me le dire avec dégout et mépris, pour que je puisse le haïr, enfin.

Et en me rinçant le visage dans ma salle de bain, je me suis aperçu que mon flacon de parfum au thé vert avait disparu, ainsi que mon pull gris en cashemere qu'il adorait.

Tom...
Tom...ne me quitte pas.
Mais tu t'enfuis déjà.

Moi, je t'offrirai des perles de pluies venues de pays où il ne pleut pas ! Je creuserai la Terre jusqu'après ma mort, pour couvrir ton corps d'or et de lumière.
Je construirai un domaine où l'amour sera roi, où l'amour sera loi, où tu feras ton règne.
Ne me quitte pas, ne me quitte pas...

Je t'inventerai des mots insensés que tu comprendras.
Je te parlerai de ces amants là, qui ont vu deux fois leur c½ur s'embraser.
Je... je te raconterai l'histoire de ce roi, mort de n'avoir pas pu te rencontrer !
Mais ne me quitte pas... ne me quitte pas, ne me quitte pas !

On a vu souvent rejaillir le feu de l'ancien volcan qu'on croyait trop vieux. Et puis, quand vient le soir, pour qu'un ciel flamboie, le rouge et le noir ne s'épousent-ils pas ?
Ne me quitte pas...

Je ne vais plus pleurer, je ne vais plus parler. Je me cacherai seulement là, à te regarder danser, sourire, et à t'écouter chanter puis rire.
Laisse-moi devenir l'ombre de ton ombre, l'ombre de ta main, l'ombre de ton souffle.
Ne me quitte pas... ne me quitte pas.

Moi, moi qui t'ai tant donné, tant offert !
J'ai été le premier homme à aspirer tes soupirs et écouter tes gémissements. Ton premier amant...
Bien sûr. Bien sûr que cela ne pouvait pas être éternel ! Mais pourquoi ne pas retarder un peu, juste d'une seconde, l'inévitable qui nous attend au prochain tournent ?

Et ce bellâtre, oui il est beau je te l'accord, a gâché tout ça ! Nos promesses comme nos étreintes.

Et maintenant, il a le droit de poser ses mains sur ton corps, il a le droit de respirer ton odeur, il a même droit aux regards qui l rendent plus fort, et moi, il ne me reste que la chaleur de ta voix dans mon c½ur. Mais ça fait mal, crois moi, une larme enfoncée loin dans mon âme.
J'en saigne encore...
J'ai besoin de t'oublier, de te haïr, de te blesser dans un dernier effort.

Il aime caresser ton visage quand tu t'endors, et toi tu dois te permettre de dire encore. Je le sais.
On dit que ce qui ne tue pas nous rend plus fort ; mais moi, moi, je suis déjà mort...Et ça fait mal, crois moi, vraiment, une larme enfoncée loin dans mon âme. J'en saigne encore.

Tu sais, j'y arriverai à t'oublier ; j'y arriverai oui ! Je ne suis pas si faible ! D'ailleurs, je ne t'aime plus mon amour.
Je ne t'aimerai plus tous les jours.
Parfois j'aimerai mourir tellement j'ai voulu y croire, à ce bonheur, à ce « nous » qui n'est plus d'actualité, que tu as du ranger dans un placard de ta mémoire.
Parfois, j'aimerai mourir pour ne plus rien avoir, juste du noir, juste de la chaleur. La place du lit où tu étais assis est encore chaude.
Parfois, j'aimerai mourir pour ne plus jamais te voir, te croiser dans ces couloirs, tous les matins. Comment vais-je faire ? Comment vais-je supporter ?

Mais non. Je ne t'aime plus mon amour...



POV TOM :


Une partie de moi est...partie. Définitivement ?
Mais je sais, je sais que c'est mieux ainsi. J'aimais beaucoup Paul, je l'aime toujours énormément, mais pas de la même manière que j'aime Bill : passionnément, fougueusement, simplement esclave de mes sensations. Un homme prêt aux folies les plus grandes et absurdes.

Une rupture c'est toujours douloureux, pour les deux personnes concernées.
Allongé sur le dos sur le lit de Bill qui prend sa douche, je fixe le plafond. A force, je vais connaître les moindres fissures par c½ur. Ce studio est vraiment miteux, le comptable de l'agence est un gros radin !
Minuscule, vieux, même pas coquet ce mini-appart.

Ah, Bill a finit sa douche (je me demande le montant de ses factures d'eau, vu le temps qu'il y passe !).
Depuis que j'ai plaqué Paul pour lui, j'ai l'impression qu'il veut se faire tout petit (dur dur avec sa grande taille et sa coiffure...imposante !), me laisser tranquille. C'est gentil et attentionné de sa part, mais si j'ai quitté Paul c'est pour être avec lui, pour ses caresses, ses yeux, son souffle et son sourire.
Il passe la tête par la porte entrouverte et m'adresse un sourire timide.

Conclusion du jour : Ce studio est immonde, mais ce qui l'habite est divin.

Il sort de la salle de bain, habillé en tout et pour toi d'une serviette de bain autour des hanches.
Il rougit en sentant mon regard plus qu'intéressé, puis reprend son côté coquin que j'aime tant (on se demande tous pourquoi) et s'approche doucement.

Et quand je l'embrasse, enfin, et que sa main se pose sur ma nuque pour nous confondre encore plus, plus rien n'a d'importante.
Le réchauffement de la planète, le comptable radin, les marsupilamis, Madame Pireaux et ses verrues faciales, la Terre, le Soleil et l'Univers, tous, tous peuvent aller se faire foutre ; car je suis avec l'homme que j'aime.


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Vous avez reussie à lire? Jusqu'au bout? Vous êtes pas endormies comme des masses sur vos claviers? v_v"
J'avoue ce chapitre est soporiphique, mais je voulais montrer combien une rupture, c'est douloureux.

Je croise les doigts très fort, parce-que avec ce chapitre+mon retard, je sais que je ne mérite pas mes 100 commentaires, mais ça serait trop fort *_____*

Et puis, DIMANCHE C'EST MON ANNIVERSAIREUUUUH! =D *saute de joie* 16 ans! :)

Bref, je vous tiens au courant pour la suite, que j'essaerai de poster rapidement =_="

Je vous embrasse toutes tres fort, et merci d'etre encore là, vous êtes courageuses xD

Bisouuus, jvous aime

<333333333333333333333333333'

PS: Prévenir les gens de la suite, c'est (pardon v___v") long et chiant.
Je vais continuer à le faire, mais pour ceci, il faut me rajouter dans vos blogs préférés. Je verrai alors qui je dois prevenir, et je le ferai à chaque fois :)
Merci d'avance, pque sinon je m'en sors pas T_T *secoue les bras sous une masse d'adresses de blogs*

# Posté le vendredi 09 mai 2008 13:50